Paul K
Bal folk festif
Paul K...
Oû c'est k'on joue kan ?
kodaks et klips
kiosk à musik
Kopains et Liens
kontact
koin presse
Kôté organisation
koin presse

Des centaines de Genevois préfèrent la danse au soleil

EVÈNEMENT | Les activités de la Fête de la danse – cours et bal – ont affiché partout complet.

© Magali Girardin | Foyer du Grand Théâtre. Dimanche de 18 h à 20 h, le groupe Paul K mène le bal.
 

BENJAMIN CHAIX | 26.04.2010 | 00:01 Tribune de Genève.

Qui a peur du beau temps, un radieux week-end de printemps? Ce sont les organisateurs des dizaines de cours de danse donnés en studio en plein centre de Genève.

Les craintes du staff de la Fête de la danse ont été de courte durée. L’attrait du plein air n’a pas été le plus fort. Il n’est pas parvenu à éloigner les centaines de mordus genevois de la danse des lieux qui leur sont ouverts un week-end par an.

Au Grand Théâtre, au Grütli ou au Conservatoire de la rue Pictet-de-Bock, dès samedi après-midi, les cours affichent vite complet. Un badge vert pomme, acheté 10 fr., donne accès aux leçons, au pro rata des places disponibles. On reconnaît les infatigables au nombre d’autocollants ornant leur badge. Un par cours suivi.

Le Grand Théâtre en folie

Plusieurs centaines de personnes – une majorité de femmes, mais aussi des hommes et des enfants – ont fréquenté plus de soixante cours de disciplines différentes, allant des rudiments du ballet classique au hip-hop en passant par le tango, le flamenco et la danse orientale.

Dimanche soir, en forme d’apothéose, 300 participants enthousiastes se sont retrouvés dans le foyer du Grand Théâtre, à l’heure du Bal à Paul K.

Un bal qui renoue avec les temps anciens où la danse de salon impliquait discipline et figures imposées. Le tout appris sur place et dans l’instant, avec une miraculeuse cohésion. Du haut de l’estrade, Paul K donne les indications nécessaires et les galops, farandoles et tourbillons de valse emmènent l’assistance entière au son de la cornemuse, de l’accordéon et du tuba.

Du haut des boiseries, les mots «musique tragique» dominent comiquement cette joyeuse cavalcade.

Claude Ratzé, de l’Association pour la danse contemporaine (ADC), se félicite du succès grandissant de la Fête de la danse à Genève.

«Cet événement organisé par Réseau Danse Suisse a lieu dans toute la Suisse pendant le même week-end. Il prend des formes variées selon les villes. A Genève, l’accent est mis sur le nombre et la variété des cours. Avec une cinquantaine de participants par cours, la qualité de l’enseignement est garantie et le public apprécie.»

Rendez-vous en avril 2011, par n’importe quel temps!





De valse en polka, le bal folk séduit les Genevois

REPORTAGE | Samedi dernier au bal des Minoteries. Entre bonne humeur, sueur et rencontre, les bourrées d’antan reprennent du service. Vous dansez?

© patrick gilliÉron lopreno | Lorsque le groupe Paul K entame bourrée et chapelloise, toutes les générations entrent dans la danse.
 

FABRICE GOTTRAUX | 31.08.2009 | 00:01 Tribune de Genève.

Samedi, 21 h. A deux pas du tram, le square des Minoteries miroite sous les guirlandes lumineuses. Installé dans un coin, le groupe Paul K annonce une chapelloise, explication des pas à l’appui. Deux par deux, l’homme au centre, les partenaires se tiennent par la main. En avant, en arrière. Musique!
«C’est génial!» Les joues écarlates, une jeune danseuse reprend son souffle. Ça vous plaît? «C’est joyeux!» Elle connaît les fest-noz, l’équivalent breton du bal folk. Pas une débutante. Son amie, elle, vient pour la première fois. «J’ai eu l’info par mes coloc. Le groupe fait une mailing liste.»

Tradition revisitée

Si le mouvement folk – on l’appelle ainsi – cherche des valeurs «autres que la pensée standardisée», comme nous l’explique un monsieur très au courant, le média le plus efficace pour réunir les amateurs reste le Net. «En une soirée, tu peux faire quarante danses différentes, lâche un quadra dégoulinant de sueur. Ça donne la pêche, c’est sain. Même si tu finis tout poisseux…»

L’accordéon diatonique enchaîne avec le banjo. Au refrain, les percussions prennent la relève. «Très africain, tout cela», commente un danseur au repos. «Mais ça va tout aussi bien!» Les puristes, ceux qui calculent leurs pas au millimètre (il y en a) seront déçus. Plutôt que le violon, Paul K sort un trombone. Et la bonne vieille contredanse de prendre un goût de swing.

Qu’importe la forme, le fond reste le même. Hier dans les campagnes comme aujourd’hui à Genève ou en France dans les nombreux festivals du genre, le but reste le même: faire danser avec un groupe live. «De la musique vivante pour un public vivant», résume Frédéric Dreyfus, coordinateur des Atelier de danse folk, tous les 1ers et 3es lundis du mois au Centre de loisirs de Chêne-Bourg. «Je n’ai rien contre la disco. Cependant, ici, on ne vient pas pour se saouler, mais pour danser et faire des rencontres.»

Danse de groupe

S’il y a des malheureux, ce ne sont pas les débutants – au contraire du tango, les novices ne restent pas sur le banc – mais les musiciens. «Leur frustration, c’est de ne pas pouvoir danser avec les jolies filles.» Affaire entendue. On se lance. Danse de groupe. Première partenaire, deuxième – bonsoir madame (elle a bien 80 ans) – troisième, quatrième… La tête tourne. «Quand tu danses, tu as un contact direct, sans parler.» Poignée de main solide ou petit doigt délicat? Homme ou femme, on fait son choix.

Seul groupe du genre à Genève, Paul K joue ses propres compositions avec des instruments modernes. A ses débuts il y a six ans, la formation attirait 50 personnes. Désormais, près de 500 danseurs suivent les apparitions du quartet. «Que ce soit un type seul ou quatre chanteurs, l’important, c’est qu’on puisse danser», explique Estienne Henry, qui traîne dans le milieu depuis trente-cinq ans. Facteur de vielle à roue, il nous raconte l’origine médiévale des danses venues d’Auvergne, du Berry, ou du Bourbonnais.

«Aujourd’hui, c’est un public plutôt urbain, poursuit Estienne. Mais je suis toujours surpris de trouver dans un bal villageois Brassens ou Aznavour adaptés en valse. Au contraire des groupes folkloriques qui ont figé le répertoire, le bal folk continue d’évoluer. Et pour cause: on apprend toujours d’oreille!» Quid de la Suisse? «A part le répertoire alpin, que l’on retrouve dans le nord de l’Italie, il n’y a plus grand-chose», constate Estienne. Raison de ce désert musicale, la Réforme. «Sous Calvin, on brûlait les musiciens avec leurs instruments.»

Le facteur de vielle se souvient des années 70, lorsque l’ERA, actuelle Centre de musique ancienne, enseignait la cornemuse. Trente ans après, ça a été le vide. Jusqu’à ce que de nouveaux groupes émergent, suivis par de jeunes danseurs.

Prochains bals
A Genève et ailleurs

❚ Avec Trans-en-danse, Centre de Loisirs, Chêne-Bourg, sa 19 septembre, stage à 17 h, bal à 20 h. 
❚ Folk Festival Rütti, école d’agriculture, Zollikofen (BE), du 11 au 13 septembre.
❚ Avec Tradirrationel, école Steiner, Crissier (VD), 21 novembre.
❚ Avec Paul K, Centre de loisirs Carouge, 5 décembre.

❚ Ateliers de danse folk, Centre de loisirs, Chêne-Bourg, 2 rue François-Perréard, tous les 1er et 3e lundi du mois, de 19 h 30 à 21 h 30.

   



La danse rythme la fête de la musique.
Les genevois ont adoré les bal-musettes au parc des Bastions

«Le bal, c’est génial!»
MAUD CARLUS | 22.06.2009 | 00:03

Le parc des Bastions, comme toujours laboratoire d’expérimentations et de diversité, était bondé. Le Kiosque a hébergé la bossa-nova toute la soirée, avec une acoustique moyenne, ce qui n’a pas eu l’air de déranger outre mesure les spectateurs.

Nos chers Réformateurs se sont offert un peu de divertissement en admirant petits et grands se déhancher à leurs pieds. Les bals musettes ont réuni chaque fois plus de 2000 personnes, à l’image de Pascale, jeune retraitée: «Le bal, c’est génial! Quelle bonne initiative d’allier la musique à la danse!»





Paul K...Oû c'est k'on joue kan ?kodaks et klipskiosk à musikKopains et Lienskontactkoin presseKôté organisation